Harbinger Renegade tome 2 : Massacre
Plate-forme : Bande Dessinée
Date de sortie : 14 Septembre 2018
Résumé | Test Complet | Images | Actualité
Editeur :
Développeur :
Genre :
Bande dessinée
Multijoueur :
Non
Jouable via Internet :
Non
Test par

Nic007


8/10

Scénario : Rafer Roberts
Dessin : Darick Robertson, Juan José Ryp, Richard Clark
Couleurs : Diego Rodriguez

La première partie d'Harbinger Renegade a semblé être une bonne introduction pour rapprocher le groupe dissout, un nouveau personnage, ramener Peter Stanchek et présenter un méchant qui a promis d'être un imitateur de Toyo Harada. Cette série qui nous a ramenés aux Renégats et nous a ensuite transmis une série de numéros spéciaux qui font office de prologue aux deuxièmes guerres Harbinger, l’équipe formée par Rafer Roberts pour le scénario, Juan José Ryp et Darick Robertson pour le dessin nous offre quatre histoires différentes qui font partie de la grande histoire des psiots, ce qui les rend très pertinentes mais différentes les unes des autres. Dans une certaine mesure, cela ressemble à la série précédente de Harbinger en ce sens qu’il ne visait pas à raconter l’histoire d’un seul personnage de manière linéaire, mais qu’il changeait beaucoup pour raconter beaucoup de choses sur le monde des psiots, en se concentrant sur le conflit entre Toyo et Peter, seulement ici les spéciaux sont plus fermés et éloignés d'une idée centrale.

Le premier des numéros, le cinq, est le meilleur, le plus brutal et celui qui a le plus de répercussions sur l'univers Valiant. C'est également lui qui attire le plus, peut-être à cause de sa grande dose de violence. Son histoire devrait être lue après la série Generation Zero car elle se situe chronologiquement derrière elle et nous y assistons au meurtre de nombreuses personnes et à la fin de ce que les Zéros ont réalisé dans "la ville libre de Rook". C’est un numéro qui peut être lu seul et qui est vraiment bien écrit, équilibrant le volume d’action et le drame qui accompagne le meurtre d’enfants, le tout du point de vue de certains méchants connus: les H.A.R.D., qui ne sont pas sous le commandement du P.E.R. (avec qui Bloodshot a pris fin avec Unity dans le récent Bloodshot USA ) mais ils travaillent avec une nouvelle faction du même projet appelé Project Prophecy (que nous avons rencontré dans l'épilogue du même volume de Bloodshot) qui sont engagés (et félicité) par Donald J. Trump pour libérer Rook des terroristes (ou pour tuer des enfants, tout dépend de la façon dont vous le regardez). Après ce "massacre", Rafer Roberts apporte un autre numéro autoconclusif, cette fois-ci avec Juan José Ryp avec un excellent dessin comme d'habitude. Nous connaissons Gérard de Catalogne, un guerrier sacré du onzième siècle qui assiège avec ses hommes un château dans lequel se trouve une bête appelée Stormbringer, un être capable de dominer les armées avec l'esprit, c'est-à-dire un très vieux psiot. L'histoire rompt avec tout ce qui a été vu jusqu'à présent dans la série Harbinger pour nous donner un nouveau méchant qui avait déjà dit quelque chose mais qui ressemblait plus à une légende. Si Harada et Stanchek sont les Omegas, ce serait l'Alpha. C’est un autre bon numéro qi mérite d’être lu et qui mérite d’être pris en compte dans le Harbinger Wars II où le méchant, ici vaincu et emprisonné par Gérard, reviendra avec force.

Tout ce qui est raconté dans ces deux opus sera résumé pour informer les lecteurs avant le prochain événement, comme le fait souvent Valiant, de sorte que les nouveaux venus ou les occasionnels puissent devenir accro chaque fois qu’ils voient un numéro un. Les chapitres 7 et 8 sont déjà recentrés sur le groupe, toujours avec Robertson au dessin, qui sont dédiées à raconter les réactions de ce qui s'est passé avant, la manière dont Animalia réussit à s'échapper avec Stanchek et comment les enfants commencent à s'entraîner, car ils savent que les H.A.R.D. Corps ne vont pas les laisser seuls et ils veulent se venger de ce qui est arrivé aux Zero. Kris est établie en tant que leader et les différences entre ce qu’elle appelle "les trois puissances mondiales" sont marquées: Salomon, Prophecy et les Renégats. Pour terminer, Rafer Roberts est à nouveau accompagné par un Juan José Ryp qui semble améliorer chaque bande dessinée qu'il réalise. Le numéro 8 est déjà un prélude direct à Harbinger Wars 2 où l'intrigue est recentrée sur les méchants, tout ce qui a été brassé jusqu'à présent revient sur la table, mais avec des plans derrière des plans, de quoi offrir une histoire d’action jusqu’à la dernière page. Faire une évaluation globale de la série est compliqué tant l'ouvrage contient des histoires si différentes l'une de l'autre. Cependant, bien que le premier arc soit plus linéaire, les numéros s’améliorent et ont des moments phares notamment le massacre ou la levée de l’Alpha, en particulier les numéros dédiés aux méchants. Rafer Roberts parvient à saisir le rythme des personnages, Robertson est meilleur, surtout dans le cinquième opus, mais Juan José Ryp améliore vraiment la qualité du dessin. Il ne reste plus qu'à voir ce qui reste de ce grand choc que représente le nouvel événement et quelles séries en sortiront.

VERDICT

-

Brève mais intense, la conclusion de Harbinger Renegade dépasse de loin ses débuts, en particulier pour le traitement des méchants et ce que ces chapitres signifient pour le monde des Psyots. Un excellent prélude au Harbinger Wars 2 avec des histoires très intéressantes.

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