Versipelle tome 1 : Hiver
Plate-forme : Bande Dessinée
Date de sortie : 24 Mars 2016
Résumé | Test Complet | Images | Actualité
Editeur :
Développeur :
Genre :
Bande dessinée
Multijoueur :
Non
Jouable via Internet :
Non
Test par

Nic007


7/10

Scénario : Isabelle Bauthian
Dessin : Anne-Catherine Ott

Après avoir lâchement assassiné Gunnulf, le meneur de loups, Harding s'empare de sa peau de Versipelle et la revêt, pensant ainsi s'approprier ses facultés. Mais un simple mortel ne saurait maîtriser un tel pouvoir. Rendu fou par la transformation, Harding doit fuir le village, semant la mort sur son passage. Sigfred, fils d'Harding et d'une louve, a qui devait revenir la peau de Versipelle se lance sur les traces de l'usurpateur en compagnie de sa meute et de Randi, une jeune orpheline qui parle aux esprits de la forêt.

Le lecteur est d’abord intrigué. Sur la couverture, un homme nu, peau de loup à la main, marche dans la neige. Au sol, une traînée de sang. Est-il blessé ? Vient-il de tuer un loup ? Son regard apeuré lance des signaux de détresse. Dès les premières pages, nous sommes fixés. Harding, l’homme dénudé, vient de tuer Gunnulf le sorcier maître-loup et lui vole la versipelle, une peau magique. Cependant, en voulant détruire les pouvoirs mystiques du vieil homme, Harding s’empare au contraire d’un objet incontrôlable qui ne demande qu’à tout dévorer. Mais Gunnulf a un fils, Sigurd, mi-homme mi-loup, qui cherchera à comprendre ce qui s’est passé et à venger son père. Planté dans un contexte viking, le scénario de Bauthian puise dans les grandes légendes nordiques et met en branle un curieux récit, mélange à la fois de magie tellurique et de vendetta. Ajoutons à la mixture des revenants et des paysans en colère et la soupe interpelle nos grandes peurs d’enfance : la nuit, les loups, la forêt. Le tout est habillement construit et le lecteur attend impatiemment la suite.

Malheureusement, le dessin n’est pas à la hauteur des prétentions du scénario. Il dégage une impression d’inachevée, pas tant dans le trait, mais dans la qualité générale, comme si la BD était l’œuvre d’un étudiant en art plutôt que d’un artiste expérimenté. Par exemple, il y a une inconstante dans l’épaisseur du coup de crayon ou même du dessin, où certains visages tirent davantage du côté de Disney alors que dans la même case, d’autres imitent Rosinski. Et les expressions extrêmement exagérées des personnages, dans un contexte qui se veut réaliste, semblent totalement décalées.

VERDICT

-

Versipelle débute un diptyque intéressant, où il est question de vengeance, de magie et de loup. Si l'intrigue tient en haleine, le dessin est quant à lui beaucoup plus perfectible, inconstant dans son trait, ce qui s'avère regrettable.

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