Il faut flinguer Ramirez tome 1
Plate-forme : Bande Dessinée
Date de sortie : 30 Mai 2018
Résumé | Test Complet | Images | Actualité
Editeur :
Développeur :
Genre :
Bande dessinée
Multijoueur :
Non
Jouable via Internet :
Non
Test par

Nic007


8/10

Scénario et dessin : Nicolas Petrimaux

Muet comme une tombe. Silencieux comme la mort. Falcon City, Arizona. Jacques Ramirez travaille à la Robotop, une entreprise d'électroménager et l'un des fleurons industriels du coin. Employé modèle, il bosse vite, bien, et sait surtout se faire discret. Pour cause : il est muet. Mais un jour, deux Mexicains appartenant à un dangereux cartel pensent reconnaître en lui l'homme qui aurait trahi leur organisation par le passé. Derrière le réparateur d'aspirateurs sans histoires se cacherait une véritable légende : Ramirez, le meilleur tueur à gages de tous les temps. Depuis 8 ans, il s'était mis au vert, attendant son heure. Maintenant, il est temps que Ramirez renoue avec sa véritable nature...

Un scénario au second degré. Des dessins au petit poil. Nicolas Petrimaux , vrai auteur excellent dessinateur, a intégré et digéré tous les films d’action des années 1980, les nanars comme les plus évolués, pour accoucher d’une synthèse hybride jubilatoire. Un petit bijou graphique, doublé d’un regard aigu sur la manière de développer en le rendant intéressant un scénario qui tient sur un ticket de métro. Il est fort l’animal ! Dans un format volontairement proche du comics , avec des (fausses) publicités intégrées (Glénat ne fait pas encore la manche…), Nicolas Petrimaux déroule son histoire avec un recul et une logique interne implacablement cohérents. Il demeure pleinement conscient qu’elle reste assez convenue, mais il s’amuse à la parsemer de clins d’œil (films, séries TV, situations, personnages, etc.) qui n’alourdissent absolument pas le récit. Au contraire, ils apportent les références nécessaires à son propos. De l’action visuellement magnifique, un second degré jubilatoire et des allusions discrètes et constantes pour alimenter le cerveau ! Oh que ça fait du bien de lire un album aussi conscient de ce qu’il représente, sans se renier, sans se croire investi d’une mission civilisatrice, sans lorgner vers la couverture des Inrocks ou de Télérama à coup de malaise social !  Un modeste conseil cependant : pas plus de trois tomes. Au-delà, le lecteur, même émerveillé, pourrait se lasser.

VERDICT

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De la BD, de la vraie qui donne envie, avec de la couleur et du dessin de dessinateur qui sait dessiner. Ça faisait longtemps. Trop longtemps. Un talent est né.

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