Le prix du reste de ma vie tome 2
Plate-forme : Bande Dessinée
Date de sortie : 26 Août 2020
Résumé | Test Complet | Actualité
Editeur :
Développeur :
Genre :
Bande dessinée
Multijoueur :
Non
Jouable via Internet :
Non
Test par

Nic007


8/10

Scénario : Sugaru Miyaki
Dessin : Shuichi Taguchi

Le prix du reste de ma vie (Jumyou wo Kaitotte Moratta. Ichinen ni Tsuki, Ichimanen de) est une série en trois tomes publiée au Japon aux éditions Shueisha. Il s'agit de l'adaptation du roman éponyme. Kusonoki, un jeune homme de 20 ans, sans grand espoir pour l'avenir et à court d'argent pour survivre, apprend l'existence d'un mystérieux magasin où les gens peuvent renoncer à une partie de leur santé, du temps ou des années de vie restantes en échange d'argent. La valeur de la vie du protagoniste, qui aurait encore 30 ans à vivre, est estimée à 300.000 yens (soit la somme dérisoire de 10.000 par an). Le garçon accepte l'échange, se retrouvant ainsi avec environ trois mois à vivre ; il sera rejoint par une "observatrice" de la boutique, la belle et mystérieuse Miyagi, afin que le désespoir ne le pousse pas à accomplir des actes imprudents visant à blesser d'autres personnes. L'histoire suit les conséquences de cette décision.

Comment pleurer devant une illustration représentant un distributeur automatique ? En lisant ce manga avec une référence à "Smoke" de Paul Auster en prime. "Le prix du reste de ma vie" raconte l'histoire de Kusonoki, un étudiant qui a vendu le reste de sa vie à bas prix, car elle ne valait pas grand-chose, et n'a donc plus que trois mois à vivre. Mais il est tellement seul dans sa chambre vide qu'il ne sait pas comment occuper ses derniers mois. Il discute et déambule avec sa surveillante, Miyagi, en ne sachant même pas ce qu'il peut faire de son argent. Il veut revoir son amie d'enfance, Himeno, bien que Miyagi l'ait mis en garde : c'est une mauvaise idée. Mais c'est la seule personne qu'il a envie de revoir bien qu'il ne l'ait pas revue depuis dix ans. Ce manga comporte des imperfections : des illustrations trop épurées (celles de "Parasites amoureux", du même scénariste, s'avèrent plus abouties) ou la répétition de "voire même" dans la traduction qui fait tiquer à chaque fois (vade retro pléonasme). Mais il est encore plus mélodramatique que "Frère à louer", et ce n'est pas peu dire. Suivre les pérégrinations urbaines d'un jeune homme qui a vendu da vie, ne sait même pas ce qu'il peut faire de l'argent et discute avec d'autres personnes qui sont tout aussi désespérées que lui pendant 200 pages, c'est assez désespérant malgré les éclaircies des plaisirs minuscules. ("Ah ! les distributeurs et les canettes !").

VERDICT

-

Un manga vraiment étonnant qui est capable de transmettre beaucoup d'émotions. Une authentique réflexion sur les conséquences de nos choix et notre vision du monde.

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