BlazBlue : Central Fiction - Special Edition
Plate-forme : Nintendo Switch
Date de sortie : 08 Février 2019
Résumé | Test Complet | Images | Actualité | Commentaires
Editeur :
Développeur :
Genre :
Combat
Multijoueur :
Oui
Jouable via Internet :
Oui
Test par

Nic007


8/10

C'est le chapitre final de BlazBlue, avec plus de niveaux, de coups et de personnages que vous n'en avez jamais vus.

Un ultime épisode ?

BlazBlue : Central Fiction - Special Edition est le nouveau jeu de combat d'Arc System Works, les auteurs de Guilty Gear. Les environnements sont en 3D, mais les affrontements se déroulent sur un axe 2D, à l'ancienne. On retrouve d'ailleurs beaucoup de Guilty Gear dans ce titre, sentiment renforcé par l'écoute des musiques alternant rock et métal signés Daisuke Ishiwatari, et un doublage excellent. Sur le plan scénaristique, Central Fiction est d'ailleurs une suite directe de son ainé. On retrouvera donc les combattants d'origine, plus les petits nouveaux (Naoto Kurogane, Hibiki Kohaku, et Konoe A. Mercury alias Nine The Phantom) et tous les DLC inclus (Mai, Susanoo, Jubei, Naoto, Hibiki, et Es de X-Blaze), soit un total de 36 personnages pour cette mouture Switch. D'aucuns pourraient dire que c'est insuffisant, mais chacun d'entre eux est très différent. Non seulement, ils bénéficient d'un style unique (et bien sur d'une petite histoire particulière), mais également d'un art de combat différent. Chacun d'entre deux disposent d'une arme de prédilection (pistolet, bâtons, épée, voire ses poings) et de coups uniques qu'il va falloir mémoriser. Et comme c'est souvent le cas dans les jeux de ce genre, on retrouve des attaques faibles, médiums, fortes, et bien sur une compétence spéciale par personnage. Côté mécanique, le jeu propose deux nouvelles techniques, l'Exceed Accel tout d'abord (un Distortion Drive plus percutant mais qui arrête l'Overdrive une fois déclenché) et l'Active Flow (utilisable une seule fois par round, renforce l'Exceed Accel et permet de remonter sa jauge d'énergie). De son côté, l'Astral Heat est une attaque ultime qui propose d'éliminer son adversaire lors d'une courte cinématique (tel l'Instant Kill dans Guilty Gear). Bon, ce n'est pas aussi spectaculaire que dans Mortal Kombat.

Le mode Histoire permettra de découvrir le passé de chacun des personnages. Si vous perdez un combat, l'histoire évoluera d'ailleurs différemment. Amusant. Le mode Arcade demeure assez classique et vous lance dans un compétition en dix matchs. L'option Versus permet de jouer à deux simultanément, le Score Attack se concentre sur les points obtenus dans les combats, le mode Training permet de s'entraîner et d'enregistrer nos mouvements, tandis que le mode Replay Theater propose de revoir les combats enregistrés dans les affrontements en ligne. Le mode Network permet naturellement de jouer en réseau local ou en ligne, tandis que le mode Grym of the Abyss est une déclinaison des options Survie habituelles avec un aspect RPG intéressant. Le mode Sparring propose de s’entraîner face à l'intelligence artificielle afin de s'améliorer en choisissant une série de matchs à la difficulté de son choix. A noter que la version Switch comporte d'emblée le patch 2.0 qui apporte de multiples rééquilibres au jeu.

Une réalisation convaincante.

Les graphismes de Blazblue Central Fiction apparaissent très détaillés, et mélangent efficacement la 2D et la 3D. On appréciera particulièrement les expressions très naturelles des combattants, et le fait que tous les sprites aient été dessinés à la main. Évidemment, il s'agit encore une fois d'un jeu en provenance de la PlayStation 3, donc on ne peut pas dire que la Switch soit poussée au maximum de ses possibilités, mais le titre tourne en 720p et 60fps constants (en dock comme en nomade). Les développeurs auraient pu pousser le jeu en 1080p, mais certains utilisateurs s'étaient plein de l'upscale de la mouture PS4 qui rendait certains sprites un peu flou (sachant que la version Arcade tourne elle aussi en 720p). La jouabilité reprend un schéma de commandes relativement dynamique, même si la fausse croix de direction fait toujours aussi mal aux doigts, tout en se montrant riche en options. Mais seuls les joueurs les plus attentifs découvriront la petite merveille se cachant dans le gameplay de Blazblue. On y retrouve en effet tout un tas de techniques surpuissantes (attaque, défense, coup spécial) qui ne se laisseront pas maîtriser par le premier venu. Il est cependant possible d'utiliser le mode Stylish, qui offre une action très simplifiée pour les débutants.

Les musiques restent assez variées pour leur part, dans la plus pure tradition nippone (les doublages d'ailleurs totalement en japonais tandis que les sous-titres sont en anglais). Quant à l'option My Room, elle offre un espace customisable au joueur, tandis que les halls élargis en ligne permettent d'accueillir jusqu'à 64 participants. Heureusement, il est possible de se connecter à n'importe quel serveur (Europe, Amérique du Nord, Asie, Japon), car sur le Vieux Continent, il est difficile de trouver des parties. Le mode Speed Stater requiert d'éliminer plusieurs adversaires d'affilée en un temps limité, tandis que le mode Collection est utile pour admirer tous les bonus et illustrations débloquées durant la partie.

VERDICT

-

Ce dernier (?) épisode de la série Blazblue nous livre un jeu à nouveau très réussi. Le gameplay est fidèle à la tradition Arc System Works et la profondeur d'apprentissage est abyssale. Encore plus complet que son prédécesseur, et toujours d'un grand dynamisme, Central Fiction réjouira les amateurs de combat 2D tant le portage Switch s'avère convaincant.

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