Disruptor
Plate-forme : PlayStation
Date de sortie : 20 Novembre 1996
Résumé | Test Complet | Images | Actualité
Editeur :
Développeur :
Genre :
FPS
Multijoueur :
Non
Jouable via Internet :
Non
Test par

Nic007


7/10

 Voici le tout premier jeu de la compagnie Insomniac Games reconnue pour les séries Spyro, Ratchet & Clank, et Resistance.

Un FPS innovant ?

Disruptor est un FPS se déroulant dans le futur dans lequel vous incarnez Jack Curtis, une recrue nouvellement employée par le président des Nations Unies au camp des LightStormer Corps. Disruptor se joue comme la plupart des FPS sur PS1 : On peut sauter, se déplacer de gauche à droite avec L2 et R2, mais on ne peut pas regarder vers le haut et le bas (comme dans Doom). Sa particularité intéressante, c'est qu'il est très fluide. On dirait presque qu'il roule à 60 images par secondes tellement le tout avance à bon rythme, même quand il y a beaucoup de choses à l'écran. L'autre aspect intéressant qui le différencie des autres FPS de l'époque, c'est qu'on peut utiliser de la magie (Psionics) pour attaquer, se guérir, ou se protéger. Le jeu fait bien en sorte de ne pas nous donner trop de munitions afin qu'on alterne entre la magie et les armes. Changer d'arme ou de magie se fait de façon rapide à l'aide des touches L1-R1 et la croix directionnelle. Bref, côté gameplay, c'est un jeu qui est fluide à jouer. Le but du jeu est très simple, il suffit de faire les tableaux les uns après les autres avec une cinématique entre chacun pour faire avancer l'histoire. Le jeu contient en tout douze stages, dont certains qui sont assez courts. Le level design est bon et chaque niveau offre quelque chose d'unique ou de différent pour garder le jeu intéressant jusqu'à la fin.
 
Le réel défi de Disruptor, un peu comme Doom, c'est de survivre aux hordes d'ennemis qui nous sont envoyées avec les armes et les magies mises à notre disposition. Chaque ennemi réagit d'une façon différente, certains explosent lorsque touchés, d'autres lancent un certain nombre de projectiles qu'il faut esquiver efficacement... Il faut apprendre le comportement de chacun et riposter en fonction tout en utilisant les décors pour se protéger. Le pourcentage d'ennemis tués et de secrets trouvés est compilé à la fin des tableaux (mais pas de bonus pour avoir 100% partout). Les munitions ne s'accumulent pas d'un tableau à l'autre, enlevant un certain sentiment de progression qui aurait été intéressant. Les seules choses que vous pouvez trouver qui sont permanentes, sont de rares upgrades d'énergie ou des modifications de fusils.

Une réalisation attrayante.

L'univers de Disruptor est un peu plus futuriste que la plupart des FPS. Chaque tableau semble avoir une "teinte" de couleur, représentée par le brouillard qui servait surtout à cacher les limitations graphiques. Dans certains tableaux, ce brouillard est vert, dans d'autres il est bleu, mauve, rouge, ou jaune. Les ennemis qu'on y rencontre sont des robots qui ressemblent à Robocop ou ED-209, des Terminators, des petites machines avec une scie, des ninjas, des bébêtes, des petits vaisseaux, ou des gros mutants. Plus le jeu avance, et plus des ennemis intimidants font leur apparition. Il n'y a pas vraiment de boss dans le jeu, sauf à la toute fin. Il est aussi possible d'ignorer la plupart des ennemis et de fuir directement dans le téléporteur pour passer au tableau suivant. Une chose importante pour tout bon FPS, c'est d'avoir des armes uniques et intéressantes. Celles de Disruptor sont bien, quoique pas extrêmement originales. Le AM Blaster peut se charger en tenant la touche de tir enfoncée et qui fera encore plus de dommage dépendamment de la proximité à laquelle on fait feu, alors que l'arme la plus originale est sans doute le fusil avec des bombes à tête chercheuse (Lock-On Cannon). Pour ce qui est des magies, on en possède une pour se guérir qui est fort utile, une pour se protéger, une pour absorber des points magiques qui est vitale, et une pour détruire tous les ennemis à l'écran et les transformer en points magiques, qui est vraiment importante, surtout vers la fin quand vous rencontrez des groupes d'ennemis vraiment menaçants.

L'histoire est malheureusement assez clichée. Elle nous est racontée sous forme de cinématiques (FMV) jouées par de vrais acteurs. Probablement qu'à l'époque, c'était innovant d'avoir de vrais acteurs pour jouer les cinématiques d'un jeu, mais force est d'admettre qu'elles sont beaucoup trop différentes du reste du jeu pour faire sentir que ça forme un tout. Ce qui n'aide pas non plus, c'est que même si les acteurs sont acceptables, vu la basse qualité de production, le tout ressemble à un mauvais film de série B. Le jeu est très court et plutôt facile, seulement les deux ou trois derniers tableaux ont offert un certain défi, mais rien de réellement difficile avec un peu de pratique et de mémorisation. Dans le fond, la seule chose qui change dans le mode Hard, c'est qu'il y a plus d'ennemis à gérer, rendant le jeu plus difficile (voire même stratégique), mais sans pour autant être ridiculement difficile au point d'être décourageant ou laborieux. En gros, c'est un jeu qui ne devrait pas donner trop de problèmes aux habitués du genre.

VERDICT

-

Disruptor est un bon FPS, même que techniquement parlant, c'est probablement un des meilleurs de la console. Son seul réel défaut, c'est qu'il tombe un peu dans la catégorie des clones de Doom qui n'en font pas assez pour se démarquer réellement. Mais ça ne l'empêche pas d'être un jeu vraiment amusant. C'est un jeu idéal si vous voulez découvrir un bon vieux FPS sans investir trop de temps ou vous compliquer la vie et passer un bon moment. Et surtout, réaliser comme quoi Resistance n'était pas le premier FPS d'Insomniac, bien avant, loin en 1996, il y a eu Disruptor.

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